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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 21:53
Mercedes EQC 400 4Matic (2019)

Mercedes EQC 400 4Matic (2019)

Présenté il y a un an à l’occasion du Mondial de l’Automobile 2018, le Mercedes EQC est le premier véhicule 100% électrique commercialisé par la marque à l’étoile. Mercedes entend ainsi concurrencer les Tesla Model X et autres Audi E-Tron, Jaguar I-Pace…

 

Extérieurement, l’EQC présente tous les éléments de style qui marqueront l’identité de tous les modèles 100% électrique de la marque. Nous retrouverons ainsi une large calandre et prises d’air factices sur la face avant, des phares et feux reliés entre eux par des bandeaux lumineux à l’avant et à l’arrière. Mais ce qui marque surtout est un design pur tout en fluidité, courbes et sans arrête si ce n’est en bas des portes. Mercedes tient ainsi à souligner le côté propre de son véhicule.

 

L’EQC reposant sur la plateforme du dernier Mercedes GLC est légèrement plus long avec 4,76m et plus bas. Il en reprend la silhouette générale et n’est donc pas aussi original qu’un Jaguar I-Pace ou qu'un Tesla Model X.

 

Alors que les premières livraisons interviendront d’ici quelques mois, j’ai eu la chance d’en prendre le volant.

L’accès à l’avant est aisé. La place réservée au conducteur et à son passager est large même si certains seront dérangés par la console centrale imposante devenue légion dans les véhicules de la production actuelle. Celle-ci peut être noire laquée ou recouverte d’une imitation carbone.

La planche de bord est proche de celle d’un concept car. En effet, les bouches d’aérations sont dotées d’une touche de couleur de cuivre et la planche de bord est recouverte d’un matériau recyclé afin de limiter l’emprunte carbone de la voiture. De plus,les informations relatives à la conduite se retrouvent sur deux dalles numériques juxtaposées, l’une derrière le volant et l’autre au centre comme à bord de la nouvelle Mercedes Classe A. Ces deux écrans, de 26cm de diagonale, sont dépourvus de casquette et restent lisibles quelque soit l’ensoleillement. Le Mercedes EQC peut être doté en option d’un affichage tête-haute. Il n’apparaît pas sur une lame mais projette des hologrammes au dessus du capot. Les informations apparaissent ainsi réellement dans le champ de vision du conducteur.

 

Il est maintenant temps de vous parler de la mécanique. Le Mercedes EQC est doté de deux moteurs électriques, un par essieu, développant 408ch au total et 760Nm de couple; les batteries sont logées sous le plancher. Mercedes annonce une autonomie de 414km dans les meilleures conditions. Le temps de recharge dépendra de la puissance du chargeur.

Et au volant que donne-t-il ? Certains déploreront l’absence de la sonorité d’un V8 atmosphérique. Certes, mais la conduite du Mercedes EQC est un vrai régal. Les accélérations (0km/h à 100km/h en 5,1s), et les reprises sont franches en mode sport et dignes d’une bonne sportive. Malgré les dimensions imposantes, le Mercedes EQC est très maniable et agile, la direction remonte suffisamment les informations.

Comme la plus part des véhicules électriques, le Mercedes EQC est dépourvu de boite de vitesse. Dans ses conditions, à quoi servent les palettes derrière le volant ? Tout simplement à régler la régénération d’énergie. Il est ainsi possible de recharger un maximum les batteries lors des levées de pied  en actionnant préalablement la palette de gauche. Le frein moteur est alors maximum et il est possible de réguler la vitesse de l’automobile simplement avec la pédale d’accélérateur sans toucher aux freins. Le temps d’adaptation à ce type de conduite est très rapide après quelques variations de vitesse.

 

Le niveau de décibels à bord est extrêmement faible, seuls les bruits de roulements sont perceptibles. Les suspensions font un bon travail en cumulant une excellente tenue de route et un bon confort malgré les jantes de 20 pouces.

Bien que la présence du tunnel de transmission soit regrettable et inutile sur une voiture électrique, l’espace à l’arrière est bon. Le volume de coffre est quant à lui correct avec 500l de chargement. Un Jaguar I-Pace fait mieux sur ces deux derniers plans.

 

La qualité de fabrication est d’un bon niveau eu égard au prix du modèle essayé flirtant avec les 93 000 € avant déduction de l’aide gouvernementale. Toutefois, la qualité du cuir proposé est inacceptable à ce niveau de gamme.

 

L’entrée de gamme est proposée à 78 950 € soit 3 650 € de moins qu’un Audi E-tron moins puissant.

Dès lors, la Mercedes EQC est richement dotée avec notamment de série des jantes alliage 19 pouces, un kit carrosserie spécifique, des sièges sport, une climatisation automatique bizone, un hayon avec ouverture et fermeture électrique, cinq modes de conduite, la navigation GPS, une caméra de recul, l'aide au parking active ou encore un détecteur actif d'angle mort, un combiné d'instruments digital et un écran central tactile de 10,25 pouces chacun.

Une autre finition est proposée au lancement : l’édition 1886 limitée à 1886 exemplaires. Elle est facturée 92 450 € et gagne entre autre un affichage tête-haute, des caméras panoramiques 360°, un système audio Burmester à 13 haut-parleurs, un toit ouvrant électrique (mais pas panoramique), un système de recharge sans fil pour smartphone ainsi que le système "Energizing", qui permet de créer des ambiances intérieures en modulant l’éclairage, la ventilation et les sièges massants.

 

La Mercedes EQC est, par conséquent, une bonne affaire si vous êtes prêt à vous passer d’un moteur thermique et que vos comptes en banque vous le permettent.

Mercedes EQC 400 4Matic 1886 (2019)

Mercedes EQC 400 4Matic 1886 (2019)

Mercedes EQC 400 4Matic 1886 (2019)

Mercedes EQC 400 4Matic 1886 (2019)

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