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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 23:11
ALFA ROMEO GIULIA Quadrifoglio Verde (2018)

Je suis dans les stands du circuit de Pau. Deux autos sont devant moi, une BMW M4 et une ALFA GIULIA QUADRIFOGLIO. Je sais que l’une d’entre elle va m’être confiée, mais laquelle ? J’espère monter à bord de la BMW. Pas de bol pensais-je, c’est l’italienne qui est préparée.

 

Pour mémoire, l’ALFA ROMEO Giulia Quadrifoglio Verde a été présentée au salon de Francfort 2015. Peu d’éléments de carrosserie la diffèrent des versions moins puissantes. Les entrées d’air sur le parechoc avant sont plus grandes, un becquet est présent sur la malle, quatre sorties d’échappements sont disposées de manière originale dans le parechoc arrière doté d’un extracteur d’air…

 

La principale attraction se situe sous le capot. Il s’agit d’un V6 FERRARI de 2,9L de cylindrée développant 510ch et 600Nm de couple, rien que ça, associé à une boite de vitesses automatique ZF à 8 rapports. La Giulia Quadrifoglio Verde n’est proposée qu’en simple propulsion. Le résultat du 0 à 100km/h s’en ressent. Il est réalisé en 3.9s. C’est excellent pour une berline mais certaines concurrentes font désormais mieux en ligne droite. Toutefois, dès qu’un tracé sinueux se présente, l’ALFA reprend le dessus. Elle a ainsi conservé longtemps le record sur le Nürburgring pour une berline de série. Seules des berlines beaucoup plus puissantes ou préparées l’ont battue.

 

Et quel plaisir pour le conducteur. L’auto n’est pas avare en sensations, d’autant plus qu’il est possible de déconnecter la plupart des garde-fous avec le mode RACE. Les clapets d’échappements sont alors ouverts en permanence. Le chant du V6 est agréable, mélodieux comme savent le faire les Italiens mais trop présent lorsque les clapets sont ouverts. C’est la mode et c’est lassant. Personnellement, je trouve que les clapets dénaturent le bruit des moteurs actuels.

 

En toutes circonstances, la Giulia est prévenante. Les pédales sont progressives sans gommer le ressenti sportif ; la voiture n’est pas bestiale.

 

A l’intérieur, peut de différences aussi avec les autres versions de la Giulia, des inserts carbones, des surpiqûres rouges, des sièges semis baquets (des sièges baquets SPARCO en carbone sont proposés en option mais non chauffants). Les geeks noterons l’absence de compteurs digitaux et la taille trop petite de l’écran centrale. Toutefois, les compteurs analogiques sont du plus bel effet. ALFA a conservé les commandes de climatisation physiques qui évitent de passer par les différents menus pour la régler.

Comme sur toute ALFA ROMEO, tous les gabarits trouveront une bonne position de conduite.

L’espace pour les passagers arrière est bon, la banquette est rabattable.

 

Vous l’aurez compris, je suis ressorti de cet essai avec la banane. J’aurais pu passer à côté de cette extraordinaire berline. Quel pied ! Et en plus, la Giulia Quadrifoglio Verde est nettement moins chère que toutes ses concurrentes. Bref, vous cherchez une berline sportive, n’hésitez pas. Dommage, il n’existe pas de version SW pour les papas pressés.

 

Avis à BMW, si vous voulez me confier une M3 en comparaison…

ALFA ROMEO GIULIA Quadrifoglio Verde (2018)
ALFA ROMEO GIULIA Quadrifoglio Verde (2018)
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